L’Archipel des îles Glénan

Les îles Glénan : un endroit paisible en Bretagne

« Les traditions racontent même que les neuf îlots des Glénan étaient jadis une île considérable : leur destruction par les flots de la mer est une œuvre géologique à laquelle les indigènes auraient assisté. » Élisée Reclus¹
Lieu incontournable du Finistère sud, au large du pays Fouesnantais, l’Archipel des Glénan et son chapelet d’îlots offrent un spectacle féerique. Havre de paix éclatant de soleil au milieu de l’océan.  Les Glénan s’étendent à près de vingt kilomètres au large de Concarneau. Les principales îles se nomment Bananec, Cigogne, Le Drennec, Giautec, Guiriden, Loc’h, Penfret, Quignénec et Saint Nicolas. Disposées en rond, elles délimitent une sorte de petite mer intérieure, dénommée «La chambre». En été elle prend souvent les couleurs turquoise d’un lagon tropical, et même les plages ont un goût d’exotisme. Entourées d’eau turquoise, transparente, elles sont constituées d’un sable blanc qui évoque les littoraux des mers du sud. Cette blancheur est due à une forte proportion de maërl, un dépôt calcaire constitué de fins graviers et de débris d’algues. C’est le repaire par excellence des amoureux de la voile du Finistère Sud et des plongeurs passionnés grâce aux écoles dédiées à ses disciplines implantées sur les îles de Fort cigogne et Saint-Nicolas. Un petit paradis à une heure de mer, un réel dépaysement à quelques encablures du Finistère Sud.

Un site classé dans le Finistère

En 2004, les îles ont été classées en site Natura 2000 car elles abritent un grand nombre d’habitats naturels et d’espèces de plantes et d’oiseaux menacés d’extinction en Europe. En 2007, le périmètre initial du site Natura 2000 a été étendu en mer, afin de préserver également les oiseaux et les mammifères marins, ainsi que l’incroyable richesse des fonds marins entourant les îles. Aujourd’hui, le site Natura 2000 Archipel des Glénan couvre près de 500 km2 d’espaces maritime et insulaire, depuis le littoral fouesnantais jusqu’à environ 15 kilomètres au sud des îles. Le site accueille environ 140 espèces d’oiseaux, dont 71 sont des espèces Natura 2000, protégées en Europe. Certaines de ces espèces sont présentes toute l’année. D’autres espèces, migratrices, ne fréquentent le secteur qu’une partie de l’année. Toutes trouvent dans l’archipel des Glénan et l’espace maritime le bordant un havre de paix pour s’alimenter, se reposer ou se reproduire. Les îles sont célèbres également grâce au narcisse des Glénan, plante endémique identifiée en 1803, et  alors présente dans tout l’archipel, cette sous-espèce n’a cessé de régresser au fur et à mesure de la déprise agricole des îles : ce narcisse se développe en pelouse rase et l’abandon de l’élevage a entraîné l’apparition de landes broussailleuses. Dès 1924, on notait sa disparition presque complète. En 1974, à l’initiative de la Société Bretagne vivante pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne, une partie de l’île Saint-Nicolas fut donc classée comme réserve naturelle et dont l’accès fut interdit par une clôture. L’archipel actuel est extrêmement découpé, à tel point que sa superficie est difficilement calculable, les cartes marines du lieu, ne parviennent pas à cartographier l’ensemble des récifs du site. Lors des grandes marées, la « Chambre » peut être traversée à pied et devient le paradis des pêcheurs à pied qui ramassent ormeaux, palourdes, et autres coquillages, et crustacés.

Des liaisons quotidiennes vers les Glénan se font au départ de la cale de Port la forêt, elles sont assurées par la compagnie des Vedettes de l’Odet. Embarquez à bord du Glenn, du Rivage, du Capitaine Némo ou de l’Aigrette pour une journée dans l’archipel comme dans un rêve.   Le camping de Kérantérec vous propose ses différentes formules sur réservation à la réception.

¹ Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort à Thourout en Belgique le 4 juillet 1905, est un géographe libertaire.

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